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vendredi 17 avril 2015

LES TAUX DE PROMOTION DANS LA FONCTION PUBLIQUE HOSPITALIERE

UNE BONNE MAUVAISE NOUVELLE !

  Une bonne nouvelle, car depuis des mois la CGT réclamait la publication des taux de promus/promouvables dans la Fonction publique hospitalière.Enfin, l'arrêté du 11 octobre 2007 a été modifié par un arrêté du 26 mars paru au journal Officiel le 3 avril.

Une très mauvaise nouvelle, car les taux décidés unilatéralement par le ministère de la santé sont largement en deçà des attentes des personnels. Ces taux ne permettent pas des promotions linéaires et font subsister des blocages de carrière. Pire encore, certains taux sont en dessous de celui des années précédentes.

Le comble, malgré la publication de cet arrêté, il reste encore des ratios manquants ! Les taux de promotions des ASHQ de classe supérieure et les psychologues ne sont toujours pas publiés à ce jour.

Les budgets des établissements hospitaliers et les contraintes, qui pèsent sur les dépenses de santé ralentissent les carrières des personnels. Les taux sont fixés de plus en plus finement par Bercy et le ministère de la santé, avec pour objectif de ralentir de manière durable les carrières des agents, et le point d’indice toujours en berne.



LES TAUX CONNUS A CE JOUR

Filière administrative
  • Attaché d’administration principal : 10 % en 2015 et 2016
  • Adjoint des cadres hospitalier de classe supérieure : 13 % en 2015, 2016 et 2017
  • Adjoint des cadres hospitalier de classe exceptionnelle : 11 % en 2015, 2016 et 2017
  • Assistant médico-administratifs de classe supérieure : 8 % en 2015, 2016 et 2017
  • Assistant médico-administratifs de classe exceptionnelle : 8 % en 2015, 2016 et 2017
  • Adjoint administratif de 1re classe : 6 % en 2015 et 2016
  • Adjoint administratif principal de 2e classe : 9 % en 2015 et 2016
  • Adjoint administratif principal de 1re classe : 9 % en 2015 et 2016
  • Permanencier auxiliaire de régulation médicale chef : 13 % en 2015, 2016 et 2017
Filière ouvrière et technique
  • Dessinateur chef de groupe : 5 % en 2015 et 2016
  • Dessinateur principal : 13 % en 2015 et 2016
  • Conducteur ambulancier de 1re catégorie : 6 % en 2015 et 2016
  • Conducteur ambulancier hors catégorie : 5 % en 2015 et 2016
  • Ouvrier professionnel qualifié : 6 % en 2015 et 2016
  • Maître ouvrier : 10 % en 2015 et 2016
  • Maître ouvrier principal : 15 % en 2015 et 2016
  • Agent de maîtrise principal : 10 % en 2015 et 2016
  • Technicien supérieur hospitalier de 2e classe : 10 % en 2015, 2016 et 2017
  • Technicien supérieur hospitalier de 1re classe : 18 % en 2015, 15 % en 2016 et 2017
Psychologues
  • Psychologue hors classe : non défini à ce jour pour 2015, 2016 et 2017
Filière soins
  • Agent des services hospitaliers qualifié de classe supérieure : non défini à ce jour pour 2015, 2016 et 2017
  • Aide-soignant de classe supérieure : 10 % en 2015 et 2016
  • Aide-soignant de classe exceptionnelle : 15 % en 2015 et 2016
  • Infirmier catégorie B de classe supérieure : 20 % en 2015 et 2016
  • Infirmier catégorie A en soins généraux deuxième grade : 11 % en 2015 et 2016
Filière de rééducation
  • Pédicure de classe supérieure : 15 % en 2015, 2016 et 2017
  • Masseur-kinésithérapeute de classe supérieure : 12,5 % en 2015, 2016 et 2017
  • Ergothérapeute de classe supérieure : 12 % en 2015, 2016 et 2017
  • Psychomotricien de classe supérieure : 15 % en 2015 et 2016, 12 % en 2017
  • Orthophoniste de classe supérieure : 15 % en 2015, 2016 et 2017
  • Orthoptiste de classe supérieure : 15 % en 2015, 2016 et 2017
  • Diététicien de classe supérieure : 13 % en 2015, 2016 et 2017
Filière médico-technique
  • Manipulateur en électroradiologie de classe supérieure : 15 % en 2015, 14 % en 2016 et 12 % en 2017
  • Technicien de laboratoire médical : 15 % en 2015, 2016 et 2017
  • Préparateur en pharmacie hospitalière : 14 % en 2015, 12 % en 2016 et 2017
Filière socio-éducative
  • Conseiller en économie sociale et familiale de classe supérieure : 15 % en 2015, 2016 et 2017
  • Éducateur technique spécialisé de classe supérieure : 15 % en 2015, 2016 et 2017
  • Animateur principal 1ère classe : 10 % en 2015 et 2016, 8 % en 2017
  • Moniteur-éducateur principal : 10 % en 2015 et 2016, 8 % en 2017
Sage femme
  • Sage-femme des hôpitaux du second grade : 20 % en 2015, 15 % en 2016 et 10 % en 2017
Référence législative
  • Arrêté du 11 octobre 2007 déterminant les taux de promotion dans certains corps de la fonction publique hospitalière
  • Arrêté du 26 mars 2015 modifiant l’arrêté du 11 octobre 2007 déterminant les taux de promotion dans certains corps de la fonction publique hospitalière 

lundi 30 mars 2015

Appel journée de grève et d'action le 9 avril à Paris et à Tarbes

           
                   La crise, c’est eux, La solution, c’est nous !
                 Journée interprofessionnelle d’action et de grève.
              Manifestation nationale à Paris le 9 avril

 

La CGT  vous propose d’agir collectivement en convergence avec l’ensemble des salarié-e-s pour la mise en œuvre d’alternatives, porteuses de modernité sociale. Il y en a assez des prétendues réformes qui ne conduisent qu’à de nouveaux sacrifices, de nouveaux reculs sociaux, à l’exemple de la loi Macron. La  CGT invite les salarié-e-s , les retraités-e-s du privé et du public, les privé-e-s d’emploi d'agir tous ensemble et à prendre leurs affaires en main !

Depuis plus de 40 ans, on nous rabâche, de crise en crise, qu’il faut se serrer la ceinture sans autre résultat que la dégradation de nos conditions de travail et de notre qualité de vie.

Le problème, ce ne sont pas les salaires trop élevés, trop peu de temps passé au travail ou encore l’âge de départ à la retraite :
 
 La CGT, pour sortir de la crise, se prononce pour une autre répartition des richesses afin d’investir dans des mesures sociales, pour une véritable relance de l’économie, pour des services publics accessibles à tous sur tout le territoire, pour une politique industrielle et énergétique créatrice de richesse et d’emplois, pour répondre à des priorités sociales permettant la satisfaction de revendications, telles que :

L’augmentation des salaires dans les entreprises privées comme dans la fonction publique, la hausse des minimas sociaux, la revalorisation des pensions pour les retraités ;
 
 L’égalité des salaires entre les femmes et les hommes, alors que l’écart dans le privé se situe aujourd’hui à 27% et 40% à la retraite. L’égalité salariale d’ici 2024 permettrait de résoudre 46% des problèmes des caisses complémentaires ;

 Des créations d’emplois pour combattre le chômage et améliorer les conditions de travail et dans la santé le maintien ou l’amélioration de la qualité de prise en charge ;

 Le développement des prestations sociales (santé, retraites, indemnisation du chômage…..)

Oui, de l’argent, il y en a, beaucoup trop pour les actionnaires et pas assez pour les salarié-e-s !
Les récents chiffres  publiés sont sans appel : les dividendes versés aux actionnaires sont démesurés  au détriment des investissements. A l’échelle de la planète, 80 individus détiennent le patrimoine de 3,5 milliards de personnes 
                                                                                                              
La France se situe sur la troisième marche du podium mondial en ce qui concerne les faveurs envers les actionnaires.

Un salarié travaille aujourd’hui plus de six semaines pour rémunérer les actionnaires, contre deux semaines, il y a trente ans ! Où est la modernité ??

Les entreprises du CAC 40 ont réalisé + 30% de profits en 2014, soit 60 milliards d’euros. C’est le coût du capital qui est le véritable problème !

S’y attaquer, c’est trouver des solutions pour sortir de la crise.

Un exemple parlant : l’entreprise Sanofi.

D’un côté,  
 5,5 milliards de profit  dont 3,7 versés en dividendes aux actionnaires, soit l’équivalent de 50 000 euros de richesses annuelles créées par salarié ;
 Une augmentation de ces dividendes pour la 21 éme année consécutive ;
 Une prime de bienvenue de 4 millions d’euros pour le nouveau PDG.
De l’autre,
 Des licenciements, notamment dans les activités de la recherche ;
 Une baisse des investissements ;
 Le refus d’accorder une prime de 120 euros pour les salarié-e-s postés.
Le 6 mars, leur lutte a permis de gagner une augmentation de 80 euros nets  de leur prime de poste, des embauches en CDI et l’investissement dans l’outil de production.

 Pour Paris inscription au 2886

 Le 9 avril, ensemble, imposons NOS choix !!!!
                                   
Ainsi, à longueur d’antenne, économistes, experts, se relaient pour accréditer l’idée, portée par le Medef et le gouvernement que la solution à nos problèmes serait d’accepter de nouveaux sacrifices en matière d’emplois, de salaires ou de retraites, de démanteler les services publics qui nous accompagnent au quotidien. Ils voudraient imposer leurs éternels mauvais remèdes qui conduisent au niveau de chômage et de précarité que nous connaissons, à un gel, voire une baisse du pouvoir d’achat pour les plus modestes.

Ces politiques consistant à chaque fois à culpabiliser et à « faire payer » ceux qui n’ont que le fruit de leur travail comme revenu, c’est ce que l’on appelle « l’austérité ».
Les salarié-e-s ne sont pas dupes. Ce début d’année est marqué par de nombreux conflits sociaux dans différentes professions comme la santé, l’énergie, les transports avec les routiers, les cheminots, la chimie, etc. Des conflits sont marqués par des succès en matière de salaires , de primes obtenues et  d’emplois.

Ces luttes, on les retrouve dans de nombreux pays européens à l’image des métallurgistes allemands qui viennent d’obtenir une augmentation générale de 3,4%.
Oui, le progrès social est possible aujourd’hui.
La journée du 9 avril doit constituer une étape forte de mobilisation des salarié-e-s dans chaque entreprise et établissement public.

Elle doit être une journée pour se faire entendre sur les lieux de travail et dans la rue pour construire collectivement un autre avenir social et économique.
 
A Tarbes, le départ de la manifestation se fera à 10h30, devant la Bourse du Travail.